Je m'assoie souvent sur les quais à les regarder passer, les faits
Je nous revois décharnés à nous aimer à coup de fouet
Amants esclaves des turpitudes de nos inconscients crucifiés
Nous nous saignons jusqu'à l'ultime délivrance, éternelle
Prenons le fruit de nos amours cadavériques, bibliques
Anathème d'un courant de pensées, hystérique
Caresser la belle étoile du bout des phalanges
Et en extirper notre si convoitée essence
Funambule sur le fil de notre histoire
Dernière confession au parloir
Chute libre grisante, enivrante, palpitante
Oppressante ou presque, on s'est aimé ?
Je m'assoie souvent sur les quais à les regarder passer, mes faits
Pensée fautive d'avoir simplement voulue exister
Lacérer, à souhait, ma fée et ses méfaits
Revenir à l'origine sans passer par la case première fois
Simplement t'agrandir pour te sentir venir
Dans ton corps, ta peau, tes veines et au creux de tes mains
C'est si malsain, c'est bien, oh vient c'est là le chemin
Un rien, en vain, ce matin putain que c'était bien
Funambule sur le fil de notre histoire
Dernière confession au parloir
Chute libre grisante, enivrante, palpitante
Oppressante ou presque, on s'aime ?
Je m'assoie souvent sur les quais à les regarder passer, nos souhaits
Oiseau plume et histoire monochrome dans cette ruelle
Le temps passé à attendre cette éternité, notre vérité
Serre encore, serre le encore ce c½ur dans ta main c'est le miens
Accrocher à notre scintillante, notre omnisciente si palpitante
Des souvenirs qui riment avec avenirs, doux songes de plaisirs
Rencontre par opérateurs interposés, soldés et normalisés
Devant la porte, celle qui retient les chaînes et soulage des peines
Funambule sur le fil de notre histoire
Dernière confession au parloir
Chute libre grisante, enivrante, palpitante
Oppressante ou presque, on s'aimera !